Le shintoïsme

Le shintoïsme : la religion des kami

Comme je vous l’avais dit dans mon article sur la religion au Japon, le shintoïsme est une religion polythéiste. En fait, c’est la religion des kami, où les kami (terme utilisé pour désigner une divinité) sont présents partout dans le monde qui nous entoure. Ainsi un kami peut être présent dans un caillou, un cours d’eau, un arbre ou encore dans un concept abstrait comme la naissance. Il paraîtrait qu’il existe plus de huit cent millions de kami. C’est pour cela que le Japon est surnommé Shinkoku, c’est-à-dire le pays des divinités.

Une pratique sociale du shintoïsme

Les japonais pratiquent cette religion de façon sociale, c’est-à-dire qu’ils la pratiquent en communauté et non pas dans leur vie personnelle. Ainsi, le shintoïsme est profondément ancré dans la culture japonaise puisque sa pratique se retrouve essentiellement dans des fêtes, cérémonies et activités de la vie de tous les jours.

Le combat du sumo :

Dans les combats de sumo (qui sont considérés comme des demi-dieux), on remarque la présence de quelques rites shinto comme la purification de l’arène (du sel est lancé dans l’arène), l’écrasement des forces du Mal (balancement des pieds des sumos) ou encore l’arbitre des combats qui est vêtu comme un prêtre shinto.

Ikebana :

L’ikebana est l’art de l’arrangement floral. C’est une activité que les femmes ont tendance à pratiquer. Il s’agit plus ou moins de faire des bouquets de fleurs selon un « arrangement ». Il est possible d’interpréter cet art de façon shinto : par leurs arrangements, les fleurs doivent représenter les trois plans que sont le ciel, l’homme et la terre.

Cérémonie des sanctuaires shinto :

Les cérémonies des sanctuaires shinto sont un des moments où les japonais vont pouvoir exprimer leur adhésion à la communauté. Il faut savoir que le concept de communauté est très important chez les japonais et c’est souvent de ce sentiment de cohésion intense que vient le stéréotype qui dit que les japonais sont racistes… Ainsi, la participation aux cérémonies est pour le japonais un moyen de maintenir l’harmonie de la vie de sa nation.

Événements marquants placés sous le signe du shintoïsme :

La majorité des événements marquants de la vie du japonais sont célébrés en rites shinto. Ce sont les fêtes que l’on appelle matsuri, comme la fête des morts ou la nouvelle année par exemple. Le mariage est souvent célébré avec des rites shinto (90% des mariages), tout comme les naissances.

Shintoïsme : une religion dépourvue de « croyances »

Le shintoïsme est donc une religion relativement primitive, qui était basée sur la superstition et la mythologie japonaise. Les japonais ne sont plus superstitieux vis-à-vis de la colère des kami mais gardent deux choses importantes de cette religion : le profond respect de la nature et des kami et la religion comme ciment de la nation et élément de cohésion. Il se différencie des religions occidentales dans le sens où la croyance en un Dieu unique autour duquel gravite des rituels et coutumes n’existe pas ! Au contraire, on peut voir le shintoïsme comme une religion complémentaire avec les autres comme le bouddhisme ou le catholicisme.

Une religion primitive adapté à notre monde actuel

Toute la puissance de cette religion réside, selon moi, dans le fait qu’elle est parfaitement adaptée à notre société moderne. On est loin des discours chrétiens sur le mariage qui ne correspondent plus à notre société moderne. Le shintoïsme inculque des valeurs fortes comme le respect de la nature (qui explique l’avance du Japon en terme d’écologie), la cohésion, le sentiment d’appartenance à une nation ou encore le respect des ancêtres. En somme, même si le shintoïsme est de moins en moins pratiqué, il reste ancré dans la mentalité des japonais.

Florian Bohérout

Bonjour à tous ! Je m'appelle Florian Bohérout et je suis un bloggeur amateur passionné par la culture et la cuisine japonaise.

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