Tel père, tel fils

Tel père, tel fils, vous avez certainement vu l’affiche de ce film ou vous en avez tout simplement entendu parler. Ca fait depuis sa sortie (le 25 Décembre) que j’ai envie d’aller le voir, mais je n’ai pu y aller que ce soir… J’ai beaucoup apprécié ce film (qui a obtenu le prix du Jury au festival de Cannes 2013) et je me suis dit qu’il méritait un article sur mon blog !

Synopsis du film Tel père, tel fils

Tel père, tel fils (そして父になるSoshite chichi ni naru) est un film japonais réalisé par Hirokazu Koreeda. Il raconte l’histoire de deux familles, la première aisée et la seconde plus modeste. La première famille est formée par l’architecte obsédé par la réussite et le travail qu’est Ryoata, son épouse et leur enfant Keita de 6 ans. Ils représentent le modèle de la famille japonaise idéale. La vie de cette famille prend un tournant le jour où l’hôpital annonce à Ryoata et sa femme qu’il y a 6 ans, il y a eu un échange de nouveaux-nés et que Keita n’est pas leur vrai fils. Ils apprennent alors que leur fils biologique, Ryusei, est élevé dans un milieu beaucoup plus modeste, dans la seconde famille. Les deux familles se retrouvent donc tiraillées entre garder leur enfant respectif même s’ils n’ont aucun liens de parenté ou échanger leurs enfants…

Remarques sur le film

J’ai vraiment adoré ce film ! J’avoue que j’apprécie entendre la langue japonaise, mais globalement le film est émouvant avec plusieurs rebondissements. A travers cette histoire, tel père, tel fils traite plusieurs sujets sensibles.

L’éducation de l’enfant et la présence du père

Tel père, tel fils remet en cause le modèle idéale de la famille japonaise. Il faut savoir que dans la tradition, et c’est un peu toujours le cas, c’est l’homme qui travaille et la femme s’occupe du foyer. L’homme travaille dur et longtemps car il y a une culture d’entreprise très forte et les salariés n’hésitent pas à travailler le samedi, voire à ne pas prendre leurs vacances. Ce modèle est remis en cause par rapport à la famille de Keita où le père est absent et partage très peu de moments avec son fils. A l’opposé, le père de famille de Ryusei travaille moins et consacre surtout son temps à s’amuser avec ses enfants.

Peut-on aimer quelqu’un qui n’est pas de notre sang ?

Question plutôt banale, mais qui est traitée tout au long du film. Qu’est-ce qui est le plus important, les liens du sang ou l’amour qu’on a donné à un enfant qui n’est pas le sien pendant 6 ans ? On se questionnera sur l’importance du lien par le sang et de la ressemblance. Est-ce le lien du sang qui fera que l’enfant nous ressemblera ou est-ce le milieu dans lequel il vit qui fera que l’enfant ressemblera à ses parents ?

J’ai eu un petit coup de coeur pour ce film. Si vous voulez allez le voir, il faut se dépêcher car ça fait plus de 3 semaines qu’il est au cinéma… Sinon, il faudra attendre un peu plus longtemps pour sa sortie DVD. Un autre chef d’oeuvre japonais sortira la semaine prochaine : le vent se lève de Hayao Miyazaki ! A ne surtout pas rater !

Florian Bohérout

Bonjour à tous ! Je m'appelle Florian Bohérout et je suis un bloggeur amateur passionné par la culture et la cuisine japonaise.

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